Description
Après avoir, dans son dernier ouvrage Vraie et fausse laïcité, dévoilé comment ce principe a été détourné pour servir un projet idéologique hostile à la tradition catholique, Philippe Prévost étudie la condamnation de l’Action française sous un nouvel angle.
N’est-il pas étrange qu’un pape, Pie XI admirateur de saint Thomas d’Aquin, auquel il consacra l’une de ses premières encycliques ait mené une lutte acharnée contre l’Action française, pourtant très proche du « Docteur angélique », et contre les thomistes eux-mêmes ?
Ce paradoxe interroge. Faut-il en chercher la source dans la formation que ce pape reçut lorsqu’il était étudiant à Rome ? N’aurait-il pas été marqué par un néothomisme en bien des points étranger au thomisme authentique ?
Cette orientation ne l’aurait-elle pas conduit à intervenir dans un domaine qui, a priori, n’était pas le sien : la réconciliation franco-allemande, faisant ainsi passer la religion au service de la politique ?
C’est à ces questions essentielles que ce livre tente d’apporter des réponses, en éclairant sous un jour nouveau la pensée et les choix d’un pontificat décisif.



